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DEUXIÈME FORUM FÉMININ EURASIEN


La monde a besoin de la science et la science a besoin des femmes

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Le jour de l’ouverture du deuxième Forum féminin eurasien les experts ont désigné les obstacles qui se dressent pour les femmes sur la voie menant au monde de la science et des innovations.

La session internationale d’experts intitulée « Le rôle des femmes scientifiques face aux défis du monde actuel » dans le cadre du deuxième Forum féminin eurasien (19-21 septembre 2018) a réuni dans le Palais de Tauride à Saint-Pétersbourg des femmes qui rencontrent des succès dans différents domaines de la science, de l’enseignement et de l’information.

Les femmes représentent plus de la moitié de la population de la planète mais leur part dans la recherche dans le monde n’est que de 30%. Depuis la création du Prix Nobel moins de 3% des distinctions vont à des femmes dans le domaine de la science.

Les participants à la session s’étaient fixé pour objectif de comprendre pourquoi il y a un déséquilibre de genre dans le domaine de la science et comment le surmonter, quelles sont les freins à l’arrivée de jeunes femmes dans la science, et quel est le problème principal des femmes scientifiques qui ont des enfants et comment renforcer la coopération scientifique international.

D’après Angela MELO (Mozambique), modérateur de la rencontre et directeur de la politique et des programmes du Secteur des sciences sociales et humaines du secrétariat de l’UNESCO, les mariages précoces, la grossesse et la pauvreté débouchent sur un manque total de formation des deux tiers de la population féminine de la planète. Pour cette raison l’UNESCO se prononce pour l’égalité de genre et l’extension des droits des filles et des femmes à avoir accès à l’enseignement.

« On ne peut pas laisser de côté la moitié de la population mondiale ! Ce n’est pas parce qu’elles sont des femmes mais parce que nous sommes des gens », a déclaré Angela MELO.

La représentante de l’UNESCO a rappelé que les filles sont meilleures dès l’école, puis à l’université, et qu’il leur est extrêmement difficile de percer dans la science malgré leur potentiel égal à celui des hommes. Pourtant elles y parviennent.

 « Toutefois la formation des garçons est pour nous importante, a noté madame MELO. Pour ne pas avoir à supporter tout le poids de la science toutes seules mais la faire avancer avec les hommes. »


La science rapproche même les peuples », a ajouté Grigory TROUBNIKOV, co-modérateur de la session, premier adjoint au ministre russe de la science et de l’enseignement supérieur, physicien spécialiste de l’accélération des particules et membre de l’Académie des sciences de Russie. Appréciant la teneur des interventions des experts lors de la session, le ministre-adjoint a plaisanté en demandant de prendre en compte qu’« aujourd’hui il n’avait gêné personne et n’avait rien réglementé », après quoi il s’est rangé à l’avis selon lequel bien que les femmes scientifiques gèrent très bien de grands laboratoires scientifiques les hommes doivent les aider en assumant les charges ménagères et en mettant en place les conditions sociales susceptibles de motiver les femmes à s’engager dans la science.

La nouvelle loi sur la science élaborée par le ministère doit reprendre la thèse avancée à plusieurs reprises par les intervenants de la nécessité d’établir l’égalité de genre.

D’ailleurs, en faisant à nouveau rire la salle, le scientifique a rappelé que plus que tous les équilibres l’amour résoud la crise de genre, sans lui pas de vie, et donc pas de science.

Pour achever la session Zinaïda DRAGOUNKINA, modératrice et présidente du comité de la science, de l’enseignement et de la culture du Conseil de la Fédération (Sénat), a appelé l’assistance à confirmer par un vote le Communiqué final de la session adressé aux chefs d’État et de gouvernement ainsi qu’à l’UNESCO et l’ONU qui vise à apporter un soutien aux filles et aux femmes dans la pleine mise en valeur de leur potentiel en tant que scientifiques, chercheuses et novatrices. Elle a également souligné que, conformément à la décision du président russe de déclarer les années 2018-2027 décennie de l’enfance, « il est nécessaire de faire beaucoup pour élever la jeune relève des cadres scientifiques de la recherche ».

En ce sens la remise, lors de la session, de décorations aux trois petites gagnantes du championnat de calcul mental de l’UCMAS qui s’est tenu le premier jour du deuxième Forum féminin eurasien a été symbolique.

Tina STANKEVITCH, Maria KOTLIAROVA, agence de presse « Communauté des femmes d’Eurasie »


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